—Rien, Sire; il est défendu à notre ordre de recevoir autre chose que des aumônes; Son Eminence payait mon carrosse seulement.

—Vous avez un carrosse?

—Oui Sire, non point par esprit d'orgueil; j'avais un âne d'abord.

—L'humble monture de Notre Seigneur, dit le roi.

—Mais monseigneur trouva que je n'allais pas assez vite.

—Et il vous donna un carrosse.

—Non Sire, un cheval d'abord; par humilité, je refusai le carrosse. Par malheur, ce cheval était une jument; de sorte qu'un jour mon secrétaire, le P. Ange Sabini, montant un cheval entier...

—Oui, je comprends, dit le roi, et c'est alors que vous acceptâtes le carrosse que vous avait offert le cardinal.

—Je m'y résignai, oui, Sire; puis j'ai pensé, dit le moine, qu'il serait agréable à Dieu que ceux qui s'humiliaient fussent glorifiés.

—Malgré la retraite du cardinal, je désire vous garder près de moi, mon père, reprit le roi; vous me direz quels sont les avantages que vous désirez que je vous fasse.