Or, au moment où on les retrouva, un savant italien venait de prouver, dans un ouvrage en quatre volumes in-quarto, que les anciens ne connaissaient pas le verre.

Le libraire qui avait imprimé l'ouvrage fut ruiné, mais l'auteur n'en resta pas moins un savantissime.

Outre cette fenêtre, on retrouva dans le tepidarium des siéges en bois, et à terre, à côté de l'un d'eux, le fond d'un panier.

De cette chambre, où se terminait l'opération du bain, on repassait dans l'apodyterium, où l'on se rhabillait avec les vêtemens que les esclaves avaient montés, et tout était fini.

L'empereur Commode prenait par jour sept bains dans le genre de celui-ci. Il devait lui rester, comme on le voit, pour les soins de son empire, encore moins de temps qu'il n'en restait à Orosmane, lequel, s'il faut en croire M. de Voltaire, n'y donnait cependant qu'une heure.

Des bains nous passâmes dans une espèce de dépense attenante aux chambres à coucher. Dans cette dépense, on trouva à terre, et au pied d'une table de marbre soutenue par la statue d'une jeune prêtresse, plusieurs vases de cuisine.

Dans les chambres à coucher, on ne retrouva rien que des peintures encore fraîche, des mosaïques et des marbres. Au reste, toutes ces chambres à coucher, éclairées par la porte seulement, étaient petites et devaient être fort peu confortables.

Au milieu de ces chambres était une salle à manger, bâtie en forme d'hémicycle, et dans laquelle on voit encore la place de la table. On y retrouva des vases de terre et de bronze, des moules à pâtisserie de la forme des nôtres, deux petits trépieds destinés à soutenir les lampes quand on dînait ou soupait à la lumière; deux petits bassins à laver les mains; deux candélabres, dont l'un avait la forme d'un tronc d'arbre; deux couteaux avec des manches d'os; enfin, des anneaux avec de petites plaques pour les armoires. Tout autour des murailles étaient peintes des fresques représentant des poissons de toute forme et de toute couleur, lesquelles, outre la porte, étaient éclairées par trois fenêtres donnant sur la campagne, et s'ouvrant à l'orient et au midi.

Dans l'autre face du portique s'ouvrait l'exedra, ou le salon de réception. Quelques cabinets aboutissaient à ce salon; dans l'un d'eux on retrouva une table ronde en marbre blanc, ornée de deux têtes de tigre, dont chacune faisait jaillir l'eau par sa bouche; des médaillons de marbre représentant Vulcain près de son enclume; une femme ailée, tenant d'une main un papillon et de l'autre un flambeau qu'elle approche d'un autel, auquel elle va mettre le feu; un Hercule appuyé sur sa massue avec une peau de lion, un carquois et des flèches; des faunes avec un vase et un thyrse dans les mains; cinq petits masques troués à la place des yeux et de la bouche; enfin un lièvre qui grignote des fruits.

Puis, des étages supérieurs étaient tombés, dans ce salon et dans les cabinets voisins, des vases d'argent sculptés, un vase de cuisine en bronze, des pièces de monnaie, dont une était de Naples antique, c'est à-dire avait déjà près de cinq cents ans à cette époque; enfin, différens morceaux d'ivoire détachés d'une petite statue qu'ils recouvraient, et qui servaient d'ornement à un meuble.