—N'avez-vous pas tout vu?
—Si fait. J'ai visité hier la dernière chose qui me restai à voir.
—Eh bien!
—Eh bien! nous tâcherons d'être prêts quand il le faudra, voilà tout.
—A la bonne heure! Maintenant, rentrez à l'hôtel, et attendez-moi dans la journée. J'aurai une réponse.
Je suivis le conseil que me donnait M. Béarn, et je le vis effectivement revenir vers les cinq heures.
—Eh bien! me dit-il, tout est arrangé de la façon la plus convenable. On savait votre présence ici; et comme vous n'y avez commis aucun scandale patriotique, on la tolérait. Mais vous avez été officiellement dénoncé hier soir, et l'on s'est cru alors dans la nécessité d'agir.
—Et combien de temps me laisse-t-on pour quitter Naples?
—On s'en est rapporté à moi, et j'ai dit que dans trois jours vous seriez parti.
—Vous êtes un excellent mandataire, mon cher comte, et non seulement vous représentez admirablement l'honneur de la France, mais encore vous sauvez à merveille celui des Français. Recevez tous mes remerciemens. Dans trois jours j'aurai acquitté votre parole envers le gouvernement napolitain.