Rosas avait, en outre, un fils nommé Juan, mais qui jamais ne fut mêlé à la politique de son père.

De plus, une petite fille échappant à peine à l’enfance, aujourd’hui chaste épouse, heureuse mère, portant, dans la personne de son mari, un nom honorable et honoré.

Une fois arrivé au pouvoir, le grand travail de Rosas fut d’anéantir la fédération.

Lopez, le fondateur de la fédération, tombe malade: Rosas le fait venir à Buenos-Ayres et le soigne chez lui.

Lopez meurt empoisonné.

Quiroga, le chef de la fédération, a échappé à vingt combats plus meurtriers les uns que les autres; son courage est passé en exemple, sa loyauté en proverbe.

Quiroga meurt assassiné.

Cullen, ce conseil de la fédération, devient gouverneur de Santa-Fé. Rosas lui improvise une révolution; Cullen est livré à Rosas par le gouverneur de Santiago.

Cullen est fusillé.

Tout ce qu’il y a de marquant dans le parti fédéral a le sort de ce qu’il y avait de marquant en Italie sous les Borgia. Et, peu à peu, Rosas, en employant les mêmes moyens qu’Alexandre VI et que son fils César, parvient à régner sur la république Argentine, qui, quoique réduite à une parfaite unité, n’en conserve pas moins le titre pompeux de fédération, et, ce qu’il y a de bizarre, va devenir l’ennemie des unitaires.