Anzani était la politesse même.

—Que voulez-vous, mon ami? demanda-t-il à l’Indien.

—Comment! ce que je veux? demanda celui-ci.

—Sans doute, fit Anzani, lorsqu’on entre dans un magasin, c’est qu’on désire acheter quelque chose.

L’Indien éclata de rire.

—Tu ne me connais donc pas? demanda-t-il à Anzani.

—Comment veux-tu que je te connaisse? C’est la première fois que je te vois.

—Je suis le chef di Mattos, répliqua l’Indien en décroisant ses bras, et en montrant à sa ceinture un arsenal composé de quatre pistolets et d’un poignard.

—Eh bien, chef di Mattos, que veux-tu? demanda Anzani.

—Je veux à boire, répondit celui-ci.