[4] Comme Medici n’assistait pas à l’expédition de Palestrina, la plupart de ces détails sont empruntés à Émile Dandolo.

Le 10, nous nous arrêtâmes à Palestrina, et nous campâmes dans les prés. Les Napolitains paraissaient avoir perdu le goût de nous attaquer, et couronnaient les collines d’Albano et de Frascati, se rapprochant peu à peu de Rome.

Garibaldi, qui craignait un assaut combiné des Napolitains et des Français, se mit le même soir en marche pour revenir sur Rome; nous passâmes en silence, et dans un ordre parfait, à deux milles du camp ennemi, par des sentiers presque impraticables, sans qu’aucun accident troublât la tranquillité d’une marche magnifique.

Enfin, dans la matinée du 12, nous arrivâmes à Rome, ayant fait pendant la nuit, vingt-huit milles sans nous arrêter un instant; nous avions le plus grand besoin de repos; beaucoup d’entre nous, croyant partir pour une campagne de quelques heures seulement, n’avaient pris, pour être plus légers, ni marmite, ni sac, ni linge.

Mais, la nuit venue, au lieu de nous reposer, nous fûmes forcés de reprendre nos fusils; une alarme fut donnée à la ville: le bruit courut que les Français attaquaient le Monte-Mario; nous sortîmes précipitamment par la porte Angelica, nous échangeâmes quelques coups de fusil avec les Français, et nous dormîmes au bord d’un fossé, la main sur nos armes.

G. Medici.

XVI
COMBAT DE VELLETRI

A partir de ce moment, les notes laissées pour nous par Garibaldi, au moment où il partait pour la Sicile, nous permettent de lui rendre la parole et de lui remettre la plume à la main.

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Le 12 mai, l’Assemblée constituante romaine, à la nouvelle de l’héroïque défense de Bologne, rendait ce décret: