«Rome, 12 mai 1849.
»L’Assemblée constituante, au nom de Dieu et du peuple,
»Décrète:
»ARTICLE UNIQUE.
»L’héroïque peuple de Bologne est déclaré avoir bien mérité de la patrie, de la République, et être le digne émule de son frère, le peuple romain.»
Le même jour où tombait Bologne, l’ambassadeur extraordinaire de la république française, Ferdinand de Lesseps, entrait à Rome avec Michel Accursi, envoyé de la république romaine à Paris.
Grâce aux bons offices de l’ambassadeur français, l’armistice dont il était question depuis quinze jours, et contre lequel je m’étais si fort élevé dans la journée du 1er mai, était conclu.
Le gouvernement romain résolut de profiter de cette trêve pour se débarrasser de l’armée napolitaine; sans qu’elle fût positivement à craindre, il est toujours gênant d’avoir vingt mille hommes et trente-six pièces de canon sur ses épaules.
Je me trompe, elle n’en avait plus que trente-trois, puisque nous en avions ramené trois de Palestrina.
A cette occasion, le gouvernement jugea à propos de faire deux généraux de division, l’un, d’un colonel, l’autre, d’un général de brigade; le premier fut Roselli, le second, moi.