Puis le chemin se divise.
Le rameau principal descend à droite, longeant les jardins de la villa Corsini, environnés de murs, et va rejoindre la grande route de Civita-Vecchia.
Le rameau secondaire, cessant d’être un chemin public pour devenir une allée de jardin, conduit directement à la villa Corsini, distante de trois cents mètres. Cette allée est flanquée, de chaque côté, par de hautes et épaisses haies de myrtes.
Un troisième rameau tourne à gauche, et, comme le premier, côtoie, du côté opposé, la haute muraille du jardin Corsini.
La villa Vascello est une grande et massive fabrique à trois étages, environnée de jardins et de murs. A cinquante pas d’elle se trouve une petite maison, de laquelle on peut faire feu contre les fenêtres de la villa Corsini.
Sur le chemin à gauche, à cent pas de l’endroit où il se sépare de la route, il y a deux petites maisons, l’une derrière le jardin même de la villa Corsini, l’autre à vingt pas plus avant.
La villa Corsini, placée sur une éminence, domine tous les environs; la position en est très-forte, attendu que, si on l’attaque tout simplement et sans faire quelques ouvrages d’approche, on est forcé de passer par la grille qui se trouve à l’extrémité du jardin et de subir, avant d’arriver à la villa, le feu concentré que l’ennemi, abrité par les haies, par les vases, par les parapets, par les statues et par la maison même, fait sur le point où les murs du jardin viennent se rejoindre à angle aigu, ne laissant entre eux d’autre ouverture que celle de la porte.
Ce terrain est partout très-accidenté et, au delà de la villa Corsini, présente beaucoup de points favorables à l’ennemi, qui, couché dans ses plis ou abrité par des bouquets de bois, peut placer des réserves à l’abri du feu des assaillants, en supposant qu’il soit forcé de quitter la maison.
Quand j’arrivai à la porte Saint-Pancrace, la villa Pamphili, la villa Corsini et la villa Valentini étaient prises.
Le Vascello seul était resté en notre pouvoir.