Le soir même, je lui demandai un rapport sur ceux qui s’étaient distingués.
Le lendemain, je réunis la légion, je la louai et la remerciai au nom de l’Italie, et je fis des promotions d’officiers et de sous-officiers.
Après ces deux combats, la légion italienne avait pris une telle influence sur l’ennemi, que, lorsqu’il la voyait marcher sur lui à la baïonnette, il ne l’attendait plus, ou, s’il l’attendait, il était culbuté.
Pendant ce temps, Rivera était parvenu à réunir un petit corps d’armée de cinq ou six mille hommes, avec lequel il tenait la campagne et combattait l’ennemi.
Il avait devant lui Urquiza, aujourd’hui président de la république Argentine. De temps en temps, il envoyait par le Cerro des approvisionnements à Montevideo.
Oribe se lassa de voir manœuvrer ainsi Rivera; il détacha un certain nombre d’hommes de son armée, leur ordonnant de joindre Urquiza et de lui transmettre l’ordre de combattre et de détruire Rivera à l’aide du renfort qu’il lui envoyait.
IV
PASSAGE DE LA BOYADA
Nous apprîmes à Montevideo la marche des hommes d’Oribe. Alors le général Paz résolut de profiter de cet affaiblissement de l’armée ennemie.
Au delà de Cerrito était un corps de dix-huit cents hommes, à peu près, observant le Cerro.
Nous partîmes le 23 avril 1844, à dix heures du soir.