Le gouvernement provisoire donna à Garibaldi le titre de général, et l’autorisa à organiser des bataillons de volontaires lombards.
Garibaldi et moi (sous ses ordres), nous nous mîmes à l’instant même à la besogne.
Nous fûmes tout d’abord rejoints par un bataillon de volontaires de Vicence, qui nous arrivait tout organisé de Pavie.
C’était un noyau.
Garibaldi créait le bataillon Anzani, qu’il eut bientôt porté au complet.
Moi, j’avais charge de discipliner toute cette jeunesse des barricades qui, pendant les cinq jours, avec trois cents fusils et quatre ou cinq cents hommes, avait chassé de Milan Radetzki et ses vingt mille soldats.
Mais nous éprouvions les mêmes difficultés que Garibaldi éprouva en 1859.
Ces corps de volontaires, qui représentent l’esprit de la Révolution, inquiètent toujours les gouvernements.
Un seul mot donnera une idée de l’esprit du nôtre.
C’était Mazzini qui en était le porte-drapeau, et une de ses compagnies s’appelait la compagnie Medici.