La légion italienne, casernée à Rieti, se composait de trois bataillons (total quinze cents hommes), auxquels étaient joints quatre-vingt-dix lanciers habillés et montés aux frais de leur commandant, le comte Angelo Masina, de Bologne.
Ce fut avec eux que le comte marcha au secours de Rome.
Lors du débarquement des Français à Civita-Vecchia, la légion se trouvait à Anagni, berceau et tombe de Boniface VIII.
Aug. Vecchi.
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Mais à ce général, qui avait tout un peuple à sa suite, il fallait des soldats.
On lui improvisa une brigade d’éléments étrangers les uns aux autres, d’hommes qui ne se connaissaient pas entre eux, et qui devaient se réunir, se fondre, s’amalgamer par l’effet de l’enthousiasme qu’il inspirait.
Cette brigade se forma: de deux bataillons de sa propre légion, parmi lesquels une quarantaine d’hommes revenus avec lui de Montevideo, portant la blouse rouge à parements verts; de trois cents hommes de retour de Venise; de quatre cents jeunes gens de l’Université; de trois cents douaniers mobilisés; enfin, de trois cents émigrés; en tout, deux mille cinq cents hommes, qui furent chargés de la défense des murs depuis la porte Portese jusqu’aux portes San-Pancracio et Cavallegieri, et occupant tous les points élevés en dehors des murailles de la villa Corsini, connus sous le nom des Quatre-Vents, jusqu’à la villa Pamphili.
C’était, selon toute probabilité, sur ce point que se porterait l’effort des Français, qui voulaient conserver Civita-Vecchia pour base de leurs opérations.
Le 28 avril, l’avant-garde française était à Palo, où, dès la veille, était arrivé, éclairant le chemin, un bataillon de chasseurs.