—Nous tâcherons de vous y faire aller malgré vous.
—Par quel moyen?
—Par la force.
—Alors, dit l’officier français se tournant vers les siens, s’il en est ainsi, faites feu.
Et, en même temps, lui-même déchargea un pistolet qu’il tira de ses fontes.
—Feu! répondit l’officier qui commandait les avant-postes romains.
La reconnaissance, trop faible pour résister, se retira au galop, laissant entre nos mains un chasseur français engagé sous son cheval mort.
Il fut pris et emmené à Rome.
Le bulletin français dit que ce fut nous qui prîmes la fuite et qui fûmes poursuivis; mais, si cela était vrai, comment eût-il été possible que nous eussions fait et ramené à Rome un prisonnier, nous qui étions à pied, tandis que les Français étaient à cheval?
Au reste, nous aurons à relever plus d’une erreur de ce genre.