La reconnaissance alla donc reporter au général la nouvelle que Rome était prête à se défendre, et qu’il ne fallait point compter qu’il y entrât, comme il s’y attendait, sans coup férir et au milieu des acclamations du peuple.

Le général en chef français n’en continua pas moins sa marche.

Le jour suivant, c’est-à-dire le 30 avril, laissant à la Maglianilla les sacs de ses soldats, il s’avança au pas de course.

Relevons une nouvelle erreur relative au 30 avril, comme nous avons relevé celle relative au 29.

Certains écrivains français ont dit que, victimes d’une basse intrigue, les soldats avaient été attirés dans la ville à la suite d’une simple reconnaissance et étaient tombés dans un piége.

L’affaire du 30 ne fut pas une reconnaissance, et les Français ne furent pas attirés dans un piége.

L’affaire du 30 fut un combat auquel s’attendait parfaitement le général français, et la preuve, c’est que voici le plan de la bataille trouvé sur un officier français mort, et transmis, par le colonel Masi, au général ministre de la guerre[3]:

[3] Je ne fais point ici un roman, je publie des Mémoires. Je suis donc forcé de traduire textuellement. Je ne démens ni n’affirme: j’instruis un procès devant ce grand et dernier juge qu’on appelle la Vérité.

A. D.

«On devra diriger une double attaque par les portes Angelica et Cavallegieri, afin de partager l’attention de l’ennemi.