—Asseyez-vous là, me dit-elle, et ne parlons plus de tout cela jusqu’au soir: qu’avez-vous fait?

—J’ai cherché une petite maison bien simple et bien isolée, où vous soyez libre et maîtresse, car vous ne pouvez rester dans un hôtel.

—Et vous l’avez trouvée?

—Oui, à Piccadilly. Et, si vous voulez, nous irons la voir après le déjeuner.

—Alors, tendez donc votre tasse.

Nous prîmes le thé; puis nous montâmes en voiture, et nous nous rendîmes au cottage.

C’était une jolie petite fabrique à jalousies vertes, avec un jardin plein de fleurs; une véritable maison anglaise, à deux étages seulement. Le rez-de-chaussée devait nous être commun; le premier était préparé pour Pauline. Je m’étais réservé le second.

Nous montâmes à son appartement: il se composait d’une antichambre, d’un salon, d’une chambre à coucher, d’un boudoir et d’un cabinet de travail, où l’on avait réuni tout ce qu’il fallait pour faire de la musique et dessiner. J’ouvris les armoires; la lingère m’avait tenu parole.

—Qu’est-ce cela? me dit Pauline.

—Si vous entrez dans une pension, lui répondis-je, on exigera que vous ayez un trousseau. Celui-ci est marqué à votre nom, un P et un N, Pauline de Nerval.