—Heureusement, nous ne sommes pas mariés…
Puis, touchant l'épaule de la veuve et se disposant à sortir, il eut un air cynique en lui disant:
—Geneviève, adieu!
Geneviève, sanglotant, ne bougea pas… Alors il continua:
—Madame veuve Davenne, adieu! Vous êtes libre.
Et il sortit.
La malheureuse femme n'avait pas bougé; mais le dernier mot du misérable fut une consolation dans sa douleur.
Elle était libre; ce remords vivant, cette honte éternelle ne seraient pas rivés à sa vie… Femme coupable et à cette heure repentie, résolue à racheter le passé par une vie sans reproche, elle se retira.
Elle était seule dans la chambre mortuaire, débarrassée à jamais du misérable qui avait été la cause de son malheur. Elle se traîna vers le lit et baisa le drap sur lequel son époux avait été étendu… Puis, effrayée de ce silence, étouffée par cette atmosphère dans laquelle la mort pesait encore, elle prit la lampe et se dirigea vers le sanctuaire saint du suprême pardon: la chambre de sa fille…
Elle allait donc trouver des lèvres pour essuyer ses larmes, des caresses pour consoler son cœur, des sourires pour oublier sa faute!…