—Simon est revenu! répétait Geneviève.

—Et il connaissait l'autre, parce qu'il est rentré juste au moment où le petit vieux montait chez vous; il semblait tout le temps le guetter. Nous croyons que le petit vieux venait aussi pour le mariage…

—Est-ce qu'ils se sont parlé?

—Mais non!… Vous ne savez rien, alors? fit la concierge désappointée. Mais, heureuse d'avoir une histoire à raconter, elle reprit:

—Vous ne savez rien!… Je vais vous dire tout ça, alors…

Geneviève, attentive, écoutait… La présence de Simon dans l'affaire lui rendait un peu d'espoir.

—Donc, aussitôt le petit vieux entré dans la maison, il montait l'escalier, et n'était pas encore chez vous que nous voyons entrer le marin… Vous savez, il nous va, celui-là!… Augustin l'aime bien… il nous offre un verre; comme je me dis; c'est pour le mariage, il vient encore chercher quelques renseignements; je fais signe de l'œil à Augustin. Alors il lui offre un siège, et nous causons. Il nous a d'abord raconté un voyage qu'il a fait dans un pays où les chevaux parlent comme vous et moi. Mais, tout en causant, il avait l'air de guetter tous les gens qui sortaient… Quand le petit vieux est descendu, il s'est levé vite. Augustin lui dit:

—Qu'est-ce qui vous prend? où que vous allez?…

—Espère! espère, qu'il répond, nous nous reverrons; et il a filé. Une fois dehors, il a fait un signe à des agents… et… quand je suis arrivée dans la rue, le vieux était en fiacre, avec trois agents… et le marin sur le siège à côté du cocher… Qu'est-ce que c'est que ces gens-là?…

Geneviève était pensive… L'espoir revenait. Ce n'était pas pour rien que Simon avait aidé à l'arrestation de l'homme qui était venu la renseigner sur son enfant…