—Iza…, Fernand vit: c'est ton mari… Il peut tout contre toi…, et c'est pour en finir avec lui, pour t'en débarrasser à jamais et te donner ce que tu rêves que je viens te voir…
Iza ouvrait ses grands yeux et son regard semblait demander une explication immédiate… Pierre comprit, car il lui dit:
—Réponds-moi franchement, Iza, te sens-tu le courage d'agir!
La jeune fille répondit avec embarras:
—Maître, je me sens tous les courages pour arriver au but que je désire;… mais je ne comprends pas.
—Tu es la femme légitime de Fernand Séglin?…
—Oui, maître.
—Il te doit aide et protection… Il te doit surtout l'argent que tu lui apportais dans ton contrat.
—Mais, fit naïvement la Moldave, il n'a jamais touché cet argent-là!
—Qu'en sais-tu?… fit aussitôt Pierre.