—Aujourd'hui, par ton contrat, tu es riche… Pour être riche et libre…, libre, entends-tu bien…, ton rêve…, il faut que tu reprennes à ton mari la somme qu'il a et qui t'appartient de droit, et il faut que ton mari disparaisse.
—Oui, affirma Iza: c'est cela surtout qu'il faut.
—Voici sa situation: il a fait des faux… Il est en faillite… Cette faillite va se transformer, dès l'examen des livres, en banqueroute frauduleuse… Maintenant il a engagé tes bijoux…
—Il me les a volés…, exclama Iza.
—Oui, c'est cela, et c'est avec cet accent qu'il faut le dire au commissaire.
—Au commissaire?
—Oui, écoute et souviens-toi; car il ne faut pas que tu dises un jour une phrase différente de celle que tu auras dite la veille, lorsque tu auras commencé…
Iza, attentive, le regardait. Toute sa volonté était passée dans ce qu'ordonnerait Pierre.
—Tu étais riche, bien élevée. Tu te nommais Iza de Zintsky; tu as apporté à ton époux une fortune en numéraire, qu'il a mise dans ses affaires; tu as apporté des bijoux d'une valeur énorme.
—On m'a dit qu'ils étaient faux…