—Et tu me rapporteras des nouvelles de ton ami Barclay?
—Autant qu'il vous plaira, seigneur maharajah. Est-ce tout?
—Va, pars. Voici un bon de vingt mille roupies sur mon trésorier.
—Ah! seigneur maharajah, s'écria Baber avec un enthousiasme qui n'était pas feint, vous serez toujours le plus généreux des hommes, et il y a plaisir à se faire tuer à votre service.»
L'Indou se prosterna de nouveau, élevant vers le ciel les paumes de ses mains, et partit.
Le lundi suivant il était de retour.
«Seigneur maharajah, dit-il, tenez-vous sur vos gardes. Barclay a reçu des renforts, des chevaux, des vivres, des munitions et de l'artillerie. Son armée est augmentée d'un tiers; on veut vous porter un coup décisif avant que l'Europe apprenne la défaite et la mort de sir John Spalding. Barclay va franchir la frontière demain ou après demain. Vos généraux ont perdu la tête. Le vieil Akbar ne répond rien quand on l'interroge et ne donne aucun ordre....»
Aussitôt Corcoran fit préparer ses chevaux. Il allait partir et rejoindre l'armée.
Sita voulut le suivre.
«Je veux vivre ou mourir avec toi, dit-elle. Ne m'envie pas le bonheur de t'accompagner.