—Du camp anglais.

—Tu as vu les Anglais! s'écria Holkar ranimé par la colère. Où sont-ils? que font-ils? C'est à eux que je dois la perte de ma fille, de ma pauvre Sita!»

De grosses larmes coulèrent des yeux du vieillard.

«Seigneur, dit Sougriva, votre fille est retrouvée.

—Où est-elle? Entre les mains du colonel Barclay, ou de cet infâme Rao?

—Elle est en sûreté, seigneur, du moins pour le moment. Ce brave Français, votre hôte, l'a retrouvée et l'a prise sous sa garde.»

En même temps Sougriva fit en peu de mots le récit de la fuite de Corcoran et de Sita.

«Il n'y a pas un moment à perdre pour les secourir, dit-il en terminant. Demain matin les Anglais peuvent recevoir du renfort, et alors il faudrait livrer une véritable bataille dont le succès est incertain.

—Bien! dit Holkar. Appelle Ali!»

Ali, qui veillait, le sabre nu, derrière la porte, entra sur-le-champ.