Et il lui porta lui-même son nécessaire de voyage.
«Quant à la capitulation, ajouta-t-il....
—Oh! oh! dit Corcoran, je vous demande un quart d'heure de trêve pour réfléchir et prendre un parti.
—Rien n'est plus raisonnable, reprit l'Anglais.... Et, tenez, capitaine, vous me plaisez, je ne sais pourquoi, car vous avez fait dévorer cette nuit par votre tigre un de mes meilleurs amis, ce pauvre Waddington.
—Vous savez, répliqua Corcoran, que ce n'est pas ma faute, si Louison en a mangé. Cette pauvre bête n'avait pas encore dîné.
—Rendez-vous, répondit Robarts. On ne vous fera aucun mal, non plus qu'à la fille d'Holkar.... Est-ce que vous croyez que je fais la guerre aux femmes?... Est-ce que les Français font la guerre aux femmes?...
—Mon cher Robarts, dit le Breton, ne dépensons pas en des conversations inutiles le quart d'heure de trêve que vous m'avez accordé.»
Robarts s'éloigna. Aussitôt Corcoran commença sa toilette, qui fut assez sommaire, comme on pense, car il veillait toujours sur les Anglais, de peur de surprise.
Mais ses craintes étaient vaines. Personne n'essaya de l'attaquer par trahison.