Pendant ce temps, Athanase, assez embarrassé de sa personne, recevait les félicitations du major Bonsergent. Brancas profita de l'occasion et dit à Oliveira:

«Permettez-moi, monsieur, de vous présenter M. Ripainsel, mon ami, et votre ancien rival.

—Rival infortuné! se hâta de dire Athanase, mais qui ne vous garde pas rancune de son échec.

—Vous avez reçu aujourd'hui une belle fiche de consolation, dit Oliveira.

—Bah! deux millions, tout au plus! Qu'est-ce que cela quand on est déjà riche?

Graindorge haussa les épaules.

«Ce niais de Brancas, pensait-il, va tresser lui-même la corde qui le pendra. Quel besoin avait-il d'amener ici cet Athanase?

—Viendrez-vous ce soir prendre une leçon d'horticulture? dit le major.

—Non... je ne pense pas...» répondit l'avocat d'un air embarrassé.

Rita fut étonnée de cet embarras et regarda Claudie qui paraissait très-mécontente.