Le père et la mère de Pierrot arrivaient justement des Ardennes par le chemin des airs, où ils avaient suivi la fée Aurore.
Je laisse à deviner la joie et les embrassements de cette heureuse famille.
Le mariage se fit dans la maison de la mère de Rosine.
Il y avait pêle-mêle des rois, des princesses du sang, des bourgeois, des paysans, des soldats, et un évêque, monseigneur de Bangkok, dans le royaume de Siam, qui donna lui-même la bénédiction nuptiale aux deux époux.
La fée Aurore présidait toute l'assemblée, et après le repas, grâce à ses soins, l'orchestre des génies, conduit par le propre chef de musique du roi Salomon, donna un bal magnifique.
Ainsi finissent les aventures de Pierrot.
«Puissent-elles, dit le vieil Alcofribas, ne pas vous avoir paru trop longues!»
Je ne vous parlerai pas du reste de la vie de Pierrot, qui fut extrêmement paisible.
Un seul accident en troubla quelques moments le cours, mais cet accident n'eut pas de suites fâcheuses.
Le prince Horribilis, impatient de monter sur le trône, fit révolter contre son père une partie de l'armée.