[18] Servante.
[19] Aucune expression française ne peut représenter la précision énergique de cette romance espagnole. Il faut l’entendre chanter par la voix nasillarde et éclatante, dure et molle, vive et nonchalante tour à tour de quelque Andalous qui caresse de l’extrémité des doigts les cordes d’une petite guitare. Le mouvement est celui d’une danse, et les pensées celles d’un chant de guerre.
Yo que soy contrabandista
Y campo por mi respecto,
A todos los désafio
Pues a nadie tengo miedo.
Ay, jaleo! Muchachas.
Quien me marca un hilo negro?
Mi caballo esta cansado,
Y yo me marcho corriendo.
Ay! ay! que viene la ronda,
Y se mueve el tiroteo;
Ay! ay! cavallito mio,
Ay! saca me deste aprieto.
Viva, viva mi cavallo,
Cavallo mio carreto:
Ay! jaleo! Muchachas, ay! jaleo...
[21] «Il vécut et mourut avec des brigands. Ne voilà-t-il pas une punition divine dans la famille de ce juge, pour expier en quelque façon la mort cruelle et impitoyable de ce pauvre Grandier, dont le sang crie vengeance?» (Patin, lettre LXV, du 22 décembre 1631.)
[22] Le 19 mai 1632.
[23] Voyez les Mémoires de Richelieu, Collection des Mémoires, t. XXVIII. p. 139.