O mes charmants amis, doux amoureux candides,

Qui venez, curieux, interroger mes rides,

Et savoir de mon cœur—où tout est cendre et mort,

L'avenir étoilé que vous garde le sort!...

Comme vous maniez finement l'ironie!...

Ces questions, à moi, dont la vie est finie!

Qui ne sais plus quelle heure il est dans mon passé!

A moi qui traîne à peine, ici, mon pied lassé,

A moi qui ne vis plus, vous deux qui voulez vivre,

Vous dites d'épeler les pages du grand livre,