Pour savoir de ma lèvre et vous en attrister,

Sur combien d'heureux jours vous pouvez bien compter!

Quelles félicités et quel bonheur suprême

Pouvez-vous demander après ce bien-là: J'aime!

Quand on a vos vingt ans, vos charmes, votre ardeur,

On sait prendre tout seul la route du bonheur!...

Et vous la prendrez—et vous l'avez prise...

D'ailleurs, mauvais guide pour moi-même, comment voulez-vous que j'en sois un sûr pour vous?

Écoutez-moi, et comprenez-moi.

Il y a, au haut de la rue Mouffetard, quand on a dépassé les Gobelins, une éminence de laquelle on plane sur Paris. C'est—du moins c'était autrefois—la Butte-aux-Cailles. C'est là que le 3 juillet 1815,—le matin même de la dernière capitulation de Paris,—étaient placés deux obusiers et seize pièces de canon. C'est de là que l'on pouvait entendre tout à la fois le bruit de l'artillerie des alliés s'emparant des hauteurs de Vanves et de Montrouge,—et celui des violons venant des guinguettes du boulevard de l'Hôpital, de la Belle-Moissonneuse, du Grand-Vainqueur et autres Deux-Edmond!!! O patriotisme! sainte vertu des temps antiques! épouvantail des temps modernes!...