L'expression date de la première Révolution et a pour père le conventionnel Peysard.
- DÉSATILLER, v. a. Châtrer,—dans l'argot des voleurs.
- DESCENDRE, v. a. Tuer, abattre d'un coup de fusil,—dans l'argot des soldats et des chasseurs.
- DESCENDRE LA GARDE, v. n. Mourir,—dans l'argot du peuple.
- DESCENTE DE LIT, s. f. Lion que l'esclavage a abruti et qui se laisse donner des coups de cravache par son dompteur sans protester par des coups de griffes.
- DÉSENBONNETDECOTONNER, v. a. Débourgeoiser, donner de l'élégance à quelqu'un ou à quelque chose.
Le mot est de Balzac.
- DÉSENFLAQUER (Se). Se désem...nuyer,—dans l'argot des faubouriens.
- DÉSENFLAQUER (Se). Se tirer de peine, et aussi de prison,—dans l'argot des voleurs.
- DÉSENFRUSQUINER (Se). Se déshabiller,—dans l'argot des faubouriens.
- DÉSENTIFLAGE, s. m. Rupture, divorce,—dans l'argot des voleurs.
- DÉSENTIFLER (Se), v. réfl. Se quitter, divorcer.
- DESGRIEUX, s. m. Chevalier d'industrie et souteneur de Manons,—dans l'argot des gens de lettres, qui, avec raison, ne peuvent pardonner à l'abbé Prévost d'avoir poétisé le vice et le vol.
- DÉSHABILLER, v. a. Donner des coups, battre quelqu'un à lui en déchirer ses vêtements,—dans l'argot des faubouriens.
- DÉSOSSÉ, adj. et s. Homme extrêmement maigre,—dans l'argot du peuple.
- DESSALÉE, s. f. Fille ou femme de mauvaise vie,—dans le même argot.
Cette expression, qui a plus d'un siècle, signifie aussi femme rusée, roublarde.
- DESSALER (Se), v. Boire le vin blanc du matin,—dans l'argot des faubouriens, qui dorment volontiers salé, comme Gargantua.
- DESTRIER, s. m. Cheval.—dans l'argot des académiciens, qui ont horreur du mot propre.
Ils disent aussi Palefroi,—dans les grandes circonstances.
- DÉTACHER, v. a. Donner,—dans l'argot du peuple.
Détacher un soufflet. Souffleter quelqu'un.
Détacher un coup de pied. Donner un coup de pied.