- GRISERIE, s. f. Ivresse légère,—dans l'argot des bourgeois.
- GRIS JUSQU'À LA TROISIÈME CAPUCINE (Être). Être en complet état d'ivresse, à en déborder,—dans l'argot des troupiers, qui savent que la troisième capucine est près de la bouche du fusil.
- GRISOTTER (Se), v. réfl. Se griser légèrement, honnêtement, pour ainsi dire,—dans l'argot des bourgeois, ennemis des excès parce qu'ils sont amis de la vie.
- GRIVE, s. f. La garde,—dans l'argot des voleurs, qui se rappellent peut-être que les soldats s'appelaient autrefois des grivois.
Corps de grive.—Corps de garde.
Harnais de grive. Uniforme.
- GRIVIER, s. m. Soldat.
- GRIVOIS, s. m. Libertin,—dans l'argot du peuple.
- GRIVOISE, s. f. Fille ou femme qui se plaît dans le commerce des hommes riches.
- GROGNARD, s. m. Homme chagrin, mécontent, qui gronde sans cesse.
L'expression (qui vient de grundire, grogner) ne date pas de l'empire, comme on serait tenté de le croire: elle se trouve dans le Dictionnaire de Richelet, édition de 1709.
On dit aussi grognon.
- GROGNE, s. f. Mauvaise humeur, chagrin.
- GROGNER, v. n. Se plaindre; gronder sans raison.
- GROLLER, v. n. Murmurer d'une façon désagréable, gronder, faire un bruit semblable à celui que fait en criant le freux, ou plutôt la grolle, une corneille.
Signifie aussi: Remuer des tiroirs, ouvrir et fermer des portes,—et alors c'est un verbe actif.
- GROMIAU, s. m. Enfant, gamin,—dans l'argot des faubouriens.
- GROS, adv. Beaucoup,—dans l'argot du peuple.
Coucher gros. Dire quelque chose d'énorme.