Gagner gros. Avoir de grands bénéfices.
Il y a gros à parier. Il y a de nombreuses chances pour que...
Tout en gros. Seulement.
- GROS LÉGUMES, s. m. pl. Les officiers supérieurs,—dans l'argot des troupiers.
- GROS LOT, s. m. Mal de Naples.
- GROS NUMÉRO, s. m. Prostibulum.
- GROS PAPA, s. m. Homme bon enfant, rond de caractère comme de ventre, ayant ou non des enfants.
On dit aussi Gros père.
- GROSSE CAVALERIE, s. f. Cureurs d'égout,—dans l'argot des faubouriens, qui font allusion aux grosses bottes de ces ouvriers troglodytes.
- GROSSE CAVALERIE, s. f. Figurantes du corps de ballet qu'on ne fait jamais donner,—dans l'argot des gandins, à qui cette grosse cavalerie fait toujours donner.
- GROSSIER COMME DU PAIN D'ORGE, adj. Extrêmement brutal, dans l'argot des bourgeois amis du pain blanc et des discours amènes.
- GROUCHY, s. m. Retardataire, flâneur,—dans l'argot du peuple. Passé de mode.
- GROUCHY, s. m. Article qui arrive trop tard à l'imprimerie.—dans l'argot des journalistes.
L'expression est d'H. de Balzac.
On dit aussi Rappel de Waterloo.
- GROUILLER, v. n. Remuer, s'agiter,—dans l'argot du peuple.
- GROUILLIS-GROUILLOT, s. m. Foule de gens ou d'animaux,—par allusion à leurs mouvements vermiculaires.
Ce mot fait image et mérite d'être conservé, malgré sa trivialité.