Ce mot vient de manicæ, menottes. Les forçats, qui ne sont pas tenus de savoir le latin, donnent ce nom aux fers qu'ils traînent aux pieds; en outre, au lieu de l'employer au pluriel, comme l'exigerait l'étymologie, ils s'en servent au singulier: c'est ainsi que de la langue du bagne il est passé dans celle de l'atelier.

Frère de la manicle. Filou.

Connaître la manique. Connaîtreà fond une affaire.

Sentir la manique. Sentir le cuir ou toute odeur d'atelier.

C'est toujours la même manivelle. C'est toujours la même chanson.

On dit aussi Mézingaud et Mézière.