- PÉLAGO, n. de l. La prison de Sainte-Pélagie,—dans l'argot des voleurs.
- PELARD, s. m. Foin,—dans le même argot.
- PELARDE, s. f. Faulx.
- PELÉ, s. m. Sentier battu.
- PELOTE, s. f. Gain plus ou moins licite,—dans l'argot du peuple.
Faire sa pelote. Amasser de l'argent.
- PELOTER, v. a. Manquer de respect à une femme honnête en se livrant de la main, sur sa personne, aux mêmes investigations que Tartufe sur la personne d'Elmire.
Par extension, Amadouer par promesses quelqu'un dont on attend quelque chose.
- PELOTER (Se), v. réfl. Se disputer et même se battre,—dans l'argot du peuple.
On dit aussi Peloter avec quelqu'un.
- PELOTER SA BUCHE, v. a. Travailler avec soin, avec goût, avec amour du métier. Argot des tailleurs.
- PELOTEUR, adj. et s. Homme qui aime à flatter les femmes—de la main.
- PELURE, s. f. Habit ou redingote,—dans l'argot des faubouriens.
- PENDANTES, s. f. pl. Boucles d'oreilles,—dans l'argot des voleurs.
- PENDRE AU NEZ. Se dit—dans l'argot du peuple—à propos de tout accident, heureux ou malheureux, coups ou million, dont on est menacé.
On a dit autrefois Pendre aux oreilles. (V. le Tempérament, 1755.)
- PENDU GLACÉ, s. m. Réverbère. Argot des voleurs.
- PENDULE A PLUMES, s. f. Coq,—dans l'argot des gens de lettres, qui ont lu la Vie de Bohème.
- PENTE (Avoir une), v. a. Être gris ou commencer à se griser,—dans l'argot des faubouriens.
- PÉPÉE, s. f. Poupée,—dans l'argot des enfants.
- PÉPÈTE, s. f. Pièce d'un sou,—dans l'argot des ouvriers; de cinquante centimes,—dans l'argot des voleurs; d'un franc,—dans l'argot des filles.
- PÉPIE (Avoir la). Avoir soif,—maladie des oiseaux, état normal des ivrognes.
Mourir de la pépie. Avoir extrêmement soif.