Signifie aussi Table d'hôte.
- POPOTE, adj. Médiocre,—dans l'argot des gens de lettres et des artistes.
- POPOTER, v. n. Faire sa cuisine.
- POPULO, s. m. Le peuple,—dans l'argot des bourgeois, qui disent cela avec le même dédain que les Anglais the mob.
- POPULO, s. m. Marmaille, grand nombre d'enfants,—dans l'argot des ouvriers.
- PORC-ÉPIC, s. m. Le Saint-Sacrement,—dans l'argot des voleurs.
- POREAU, s. m. Poireau,—dans l'argot du peuple, qui parle beaucoup mieux que ceux qui se moquent de lui, poreau venant d'allium porrum, comme légume, ou de πορος [grec: poros], comme excroissance verruqueuse de la main.
- PORTANCHE, s. m. Portier,—dans l'argot des voleurs.
- PORTANT, s. m. Armature en bois qui forme l'entrée des coulisses et sur laquelle se placent les appliques.
- PORTE-CHANCE, s. m. Le stercus humain,—dans l'argot du peuple, chez qui il est de tradition, depuis un temps immémorial, que marcher là dedans est un signe d'argent et porte bonheur.
- PORTEFEUILLE, s. m. Lit,—dans l'argot des faubouriens, qui font allusion aux différentes épaisseurs formées par les couvertures et les draps.
S'insérer dans le portefeuille. Se coucher.
- PORTE-LUQUE, s. m. Portefeuille,—dans l'argot des voleurs.
Ils disent aussi Porte-mince.
- PORTE-LYRE, s. m. Poète,—dans l'argot ironique des gens de lettres.
- PORTE-MAILLOT, s. m. Figurante,—dans l'argot des coulisses.
- Porte-manteau, s. m. Epaules,—dans l'argot des faubouriens.
- PORTE-PIPE, s. m. Bouche,—dans le même argot.
- PORTER (En). Être trompé par sa femme,—dans l'argot du peuple, qui fait allusion aux cornes dont la tradition orne depuis si longtemps le front des maris malheureux.
En faire porter. Tromper son mari.
- PORTER A LA PEAU, v. n. Provoquer à l'un des sept péchés capitaux,—dans l'argot de Breda-Street.
On dit aussi Pousser à la peau.
- PORTER LA FOLLE ENCHÈRE, v. n. Payer pour les autres,—dans l'argot des bourgeois.
- PORTER LE BÉGUIN, v. a. Celui des deux époux, nouvellement mariés, qui perd le premier les couleurs de la santé,—dans l'argot du peuple, un peu trop indiscret.
- PORTER LE DEUIL DE SA BLANCHISSEUSE, v. n. Avoir une chemise sale,—dans le même argot.
- PORTER SA MALLE, v. a. Être bossu. Argot des faubouriens.