On dit aussi Porter son paquet.
- PORTER UNE CHOSE EN PARADIS (Ne pas). La payer avant de mourir,—dans l'argot du peuple, qui dit cela surtout à propos des mauvais tours qu'on lui a joués et dont il compte bien tirer vengeance un jour ou l'autre.
- PORTÉ SUR SA BOUCHE (Être). Ne songer qu'à boire et à manger plutôt qu'à travailler,—dans l'argot des bourgeois.
Le peuple—sans connaître le gulæ parens d'Horace—dit: Être porté sur sa gueule.
- PORTE-TRÈFLE, s. m. Pantalon,—dans l'argot des voleurs.
- PORTIER, s. m. Homme qui se plaît à médire,—dans l'argot des artistes.
- PORTRAIT, s. m. Visage,—dans l'argot du peuple.
Dégrader le portrait. Frapper au visage.
- POSE, s. f. Affectation de sentiments qu'on n'a pas,—vices ou vertus; étalage de choses qu'on ne possède pas,—maîtresses ou châteaux. Lacenaire a bien imaginé la pose au meurtre!
- POSE, s. f. Tour,—dans l'argot du peuple qui a emprunté ce mot aux joueurs de dominos qui posent le leur à tour de rôle.
A moi la pose! dit parfois un ouvrier, qui vient de recevoir un coup de pied, en lançant un coup de poing à son adversaire.
- POSER, v. n. Afficher des sentiments ou des vices qu'on n'a pas; se vanter de succès et de richesses imaginaires.
Signifie aussi Tirer avantage de qualités morales ou physiques qu'on a ou qu'on croit avoir.
Poser pour le torse. Passer pour un garçon bâti comme l'Antinoüs.