Mais ce que je veux te répéter de toutes les forces de mon âme, de cette voix que tu devras toujours entendre, c’est courage et courage! Ta patience, ta volonté, les nôtres, ne devront jamais se lasser jusqu’à ce que la vérité tout entière soit révélée et reconnue.
Ce que je ne saurais assez mettre dans mes lettres, c’est tout ce que mon cœur contient d’affection pour toi, pour tous. Si j’ai pu résister jusqu’ici à tant de misères morales, c’est que j’ai puisé cette force dans ta pensée, dans celle des enfants.
J’espère maintenant que tes lettres d’avril vont me parvenir bientôt, et que je ne subirai pas pour elles une si longue attente.
Je termine en te serrant dans mes bras, sur mon cœur, de toute la puissance de mon affection, et en te répétant toujours et encore: courage et courage!
Mille baisers à nos chers enfants.
Ton dévoué,
Alfred.
Et pour tous, quoiqu’il arrive, quoiqu’il advienne, ce cri profond, invincible de mon âme: haut les cœurs! La vie n’est rien, l’honneur est tout..... Et pour toi, toute la tendresse de mon cœur.
Le 24 avril 1897.