— Mon Dieu ! mon Dieu ! Oh ! ils sont perdus… Voyez leurs parents sur le rivage… C’est un père… c’est une mère… C’est un frère, une sœur… C’est un ami, un bienfaiteur…
— Ils pleurent, ils sanglotent. Ah ! quels cris déchirants !
— La barque a perdu son gouvernail.
— La voile est brisée par la fureur des vents…
— Oh ! Ils vont périr… Ils nous tendent les bras ou plutôt ils s’adressent à Marie, leur unique espérance, l’étoile de la mer !
… Ad te suspiramus, gementes et flentes, in hac lacrymarum valle !
C’en est fait. La barque prend eau ; elle s’enfonce ; — elle disparaît ; — elle va sombrer ; — les forces des marins s’épuisent ; — ils vont faire naufrage.
— Il n’y a que Marie toute-puissante qui puisse les sauver…
— Les cris de détresse et d’espérance augmentent et redoublent encore ! !
« Eia ! ergo, Advocata nostra ! Illos tuos misericordes oculos, ad nos converte. »