Les espèces déprimées ou tout à fait aplaties ressemblent beaucoup plus à des galettes qu’à des œufs.

Les filaments tentaculaires des Oursins sont tubuleux, très-extensibles et terminés par une petite ampoule. Ils peuvent se gonfler et se roidir; ils dépassent alors la longueur des piquants, et vont se fixer aux corps étrangers.

Ces organes sont très-nombreux dans l’Oursin ordinaire, il y en a au moins 1400, et dans l’Oursin melon environ 4300. (Caillaud.)

Les Oursins se meuvent avec leurs filaments et leurs épines. Edward Forbes en a vu grimper sur les parois verticales d’un vase très-lisse.

Pour comprendre la manière dont ces animaux se servent de leurs organes, supposons un individu au repos. Tous ses piquants sont immobiles et tous ses filaments retirés dans la coque. Quelques-uns de ces derniers commencent à sortir, ils s’allongent et tâtent le terrain tout autour; d’autres les suivent. L’animal les fixe solidement. S’il veut changer de place, les filaments antérieurs se contractent, pendant que ceux de derrière lâchent prise, et la coquille est portée en avant. L’Oursin marche ainsi avec aisance, et même avec rapidité. Pendant sa progression, les suçoirs ne sont que très-faiblement aidés par les piquants; ceux-ci ne servent que de points d’appui sur lesquels roule l’animal.

Les Oursins peuvent voyager sur le dos comme sur le ventre. Quelle que soit leur posture, il y a toujours un certain nombre de piquants qui les portent et de suçoirs qui les fixent. Dans certaines circonstances, l’animal marche en tournant sur lui-même, comme une roue en mouvement.

II

La bouche des Oursins est située au-dessous du corps, ordinairement vers le milieu.

Autour de cet orifice existent des tentacules charnus, palmés, peu ou point rétractiles. Ce sont les organes de la préhension alimentaire.