V

Les Pintadines, apportées sur le rivage, sont étalées sur des nattes de sparterie. Les Mollusques meurent et ne tardent pas à se putréfier: il faut dix jours pour qu’ils se corrompent. Quand ils sont dans un état convenable de décomposition, on les jette dans de grands réservoirs remplis d’eau de mer; puis on les ouvre, on les lave, et on les livre aux rogueurs.

Les valves fournissent la nacre, et le parenchyme les perles.

On nettoie les valves et on les entasse dans des caisses ou des tonneaux. En enlevant leur surface extérieure, on obtient des plaques de nacre plus ou moins épaisses, suivant l’âge du Mollusque.

On distingue, dans le commerce, trois sortes de nacres: la franche argentée, la bâtarde blanche, la bâtarde noire.

La première se vend par caisses de 125 à 140 kilogrammes. On l’apporte des Indes, de la Chine et du Pérou. Les navires marchands français, hollandais, anglais et américains importent dans nos ports des coquilles en vrac, c’est-à-dire à fond de cale, pour servir de lest.

La seconde nacre est livrée en cafas de 125 kilogrammes, ou par tonneaux. Elle est d’un blanc jaunâtre et quelquefois verdâtre ou rougeâtre, et plus ou moins irisée.

La troisième est une variété d’un blanc bleuâtre tirant sur le noir, avec des reflets rouges, bleus et verts. (Lamiral.)

VI

Les perles forment la partie la plus importante de cette industrie.