Une perle de Panama, en forme de poire et grosse comme un œuf de pigeon, fut présentée, en 1579, à Philippe II, roi d’Espagne. Elle était estimée 100 000 francs.

Une dame de Madrid possédait, en 1605, une perle américaine du prix de 31 000 ducats.

Le pape Léon X acheta une perle à un joaillier vénitien pour la somme de 350 000 francs.

Une autre perle donnée par la république de Venise à Soliman, empereur des Turcs, valait 400 000 francs.

Jules César offrit à Servilia une perle évaluée à un million de sesterces, environ 1 200 000 francs de notre monnaie.

On ne connaît pas au juste le volume ni la valeur des deux fameuses perles de Cléopâtre: l’une que cette reine eut le singulier caprice de faire dissoudre dans du vinaigre et de boire (Dieu nous préserve d’une pareille boisson!); l’autre qui fut partagée en deux parties et suspendue aux oreilles de la Vénus du Capitole. Quelques auteurs pensent que la première de ces perles valait 1 500 000 francs.

Il y a deux siècles, une perle fut achetée à Califa par le voyageur Tavernier, et vendue au schah de Perse pour le prix énorme de 2 700 000 francs.

Un prince de Mascate a possédé une perle extrêmement belle, non à cause de sa grosseur, car elle ne pesait que 12 carats 1/16e, mais parce qu’elle était si claire et si transparente, qu’on voyait le jour à travers. On lui en offrit 2000 tomans, environ 100 000 francs. Il refusa de la céder.

On trouve dans le musée Zozima, à Moscou, une perle presque aussi diaphane. On l’appelle pellegrina. Elle pèse près de 28 carats; sa forme est globuleuse.

On dit que la perle de la couronne de Rodolphe II pesait 30 carats, et qu’elle était grosse comme une poire. Ce volume est plus que douteux.