En Norvége, on prend beaucoup de Homards. On les expédie en Angleterre, à bord de navires dont la cale est divisée en grands compartiments qui communiquent avec la mer. Chaque compartiment peut contenir sept à huit mille individus[182].

ENGINS DE PÊCHE.

On peut garder les Homards pendant quelque temps, avec la plus grande facilité. Jadis on les enfermait dans de grandes caisses de bois percées de trous. Aujourd’hui, on les met dans de véritables bassins. M. Richard Scowell possède à Hamble, près de Southampton, un réservoir de briques revêtues d’une couche de ciment, dont l’eau se renouvelle au moyen d’écluses et de conduites, et dans lequel 50 000 Homards peuvent tenir à l’aise et vivre en bonne santé pendant cinq à six semaines.

Quand les réservoirs sont bien installés, il suffit de quelques mètres cubes d’eau pour conserver un grand nombre de Crustacés. Dans les viviers-parcs de Concarneau, creusés dans le roc de la falaise, et recevant, avec les marées, l’eau fraîche de la pleine mer, nous avons vu plus de 12 000 Langoustes, sans compter un nombre considérable de Homards, entassés dans un espace de moins de 400 mètres carrés. Par les fortes chaleurs du mois d’août, ces animaux se portaient bien et la mortalité était insignifiante. De temps en temps on leur distribuait les poissons de rebut que laissaient à bon compte les pêcheurs de Sardine de la localité.

Pour empêcher ces animaux de s’entre-détruire, on paralyse les mouvements de leurs pinces au moyen d’une cheville de bois enfoncée dans une de leurs articulations.

Les Langoustes sont les Homards de la Méditerranée; elles passent pour un manger plus délicat et moins indigeste.

Elles sont abondantes, surtout dans le détroit de Bonifacio.

Les Chevrettes sont très-recherchées dans certaines villes. On en fait une assez grande consommation à Paris.

Ces jolis petits Crustacés ressemblent assez aux Écrevisses. Si, comme ces dernières, ils avaient de fortes pinces, ce seraient des miniatures d’Écrevisses.