John Barrow rapporte qu’un Chien de mer harponné près de l’île de Java avait dans son estomac un grand nombre d’ossements, fragments d’une grosse Tortue; une tête de Vache buffle et un Veau.
Brünnich, étudiant à Marseille les Poissons de la Méditerranée, trouva, dans un autre Chien de mer, deux Thons et un matelot tout habillé.
Dans un troisième individu des mêmes parages, l’estomac contenait un soldat avec son sabre.
Müller assure que dans un de ces animaux, du poids de 750 kilogrammes, pris aux environs des îles Sainte-Marguerite, le tube digestif renfermait un Cheval tout entier! Ce fait est-il bien authentique?
Au combat naval du 12 avril 1782, le feu ayant pris au vaisseau français le César, plusieurs matelots qui s’étaient jetés à la mer furent déchirés et dévorés par des Requins rangés entre les deux flottes. Ces monstres marins se disputaient leur proie avec acharnement, sans être effrayés par les bordées d’artillerie qui tonnaient des deux côtés. (Ch. Douglas.)
Le père Labat affirme, de la façon la plus formelle, que les Requins préfèrent la chair des noirs à celle des blancs, et cela parce qu’elle est plus savoureuse et plus parfumée. Il ajoute que les Anglais sont plus prisés des Requins que les Français.
Les Poissons ont des dents non-seulement sur les bords des mâchoires, mais quelquefois encore sur le palais, dans le gosier et même sur la langue.
Chez les Mammifères, dit Cuvier, il n’y a que trois os qui puissent porter les dents; chez les Poissons, il y en a huit.
Les dents sont coniques et pointues, ou bien comprimées et tranchantes, ou bien encore déprimées et arrondies.
Celles de la Raie représentent de petites plaques d’ivoire serrées les unes contre les autres, et disposées comme le carrelage d’un pavé. Celles de quelques autres Poissons sont arquées ou recourbées, et ressemblent moins à des dents qu’à des crochets.