La pêche norvégienne a donné en 1862, dans la saison dite du printemps, 659 000 tonnes de Harengs, c’est-à-dire 764 440 hectolitres, dont il faut retrancher 25 pour 100 pour la consommation intérieure. Il reste donc, comme objet de commerce avec l’étranger, 494 250 tonnes ou 573 330 hectolitres, représentant sur place une valeur minimum de 8 551 675 francs, et maximum de 11 274 600 francs.
Les Harengs fournissent une huile qui peut remplacer l’huile de Baleine. Pour préparer cette huile, on fait bouillir le poisson dans l’eau douce pendant cinq ou six heures, en ayant soin de remuer constamment. Lorsque le Hareng est réduit en bouillie, on laisse refroidir la masse, puis on recueille l’huile qui surnage. On la clarifie par le filtrage ou par de simples décantations successives, et on la met dans des barils. (La Morinière.)
Le résidu qui reste au fond des chaudières est appelé tangrum. Les Suédois le regardent comme un excellent engrais.
CHAPITRE XXXVII
LA SARDINE.
«Est enim divitiarum fructus in copia.»
(Cicéron.)
I
La Sardine[254] est une très-proche parente du Hareng.