I

Les Harengs et les Sardines peuvent être classés parmi les petits habitants de la mer, mais ils compensent l’exiguïté de leur taille par la richesse de leur nombre et par l’étendue de leurs phalanges.

MORUE
(Morrhua vulgaris H. Cloquet).

Les Morues sont à la fois de gros poissons et des poissons nombreux.

Elles fréquentent principalement les mers du Nord. Chaque année, vers le milieu de janvier, on voit arriver des masses considérables de Morues qui viennent du grand Océan et pénètrent à l’entrée de l’archipel de Lofoden. Ces pauvres bêtes accourent pour frayer, et ne prévoient guère le sort cruel qui les attend.

D’un autre côté, un nombre vraiment incalculable de ces poissons se rassemble périodiquement sur la montagne sous-marine américaine, appelée banc de Terre-Neuve. Les Morues occupent, assure-t-on, un espace long de deux cents lieues et large de soixante.

Les Morues sont en forme de fuseau; leur corps est arqué comme les bâtiments bons marcheurs. Les habitants des villes, qui n’ont jamais vu ces poissons que chez les marchands de comestibles, les croient aplatis comme des Soles. Ils ignorent qu’avant de les sécher, on leur coupe la tête, on les ouvre et on les étale. Les Morues vivantes ont la peau d’un gris jaunâtre, le dos tacheté de brun et le ventre blanchâtre. Elles offrent une ligne longitudinale claire de chaque côté. Leur longueur moyenne est de 80 centimètres, et leur poids de 12 kilogrammes.

De leur mâchoire inférieure descend un petit barbillon.

Ce poisson est vorace. Il se nourrit surtout de Harengs.