Sa carapace offre des places marron glacées de verdâtre, veinées longitudinalement de nuances plus claires. Son plastron est d’un jaune-serin verdâtre.
Pline assure qu’il en existe dans la mer des Indes, qui sont si grandes, que leur carapace sert de nacelle aux habitants des îles de la mer Rouge, et qu’une seule suffit pour couvrir une maison. La véracité du naturaliste romain est quelquefois un peu suspecte.....
Quelques voyageurs prétendent qu’on rencontre, aux Antilles, des Tortues de mer sur le dos desquelles quatorze hommes peuvent se tenir debout à la fois (?).
Dampierre cite un individu très-grand dont la dépouille formait un petit bateau. Un enfant de neuf à dix ans, le fils du capitaine Rocky, s’y embarqua pour aller, à un quart de mille de distance, gagner le navire de son père.
En 1752, la mer jeta dans le port de Dieppe une Tortue franche qui avait 2 mètres de long et 130 centimètres de large, et qui pesait 450 kilogrammes.
En 1754, on en prit une autre dans le pertuis d’Antioche, à la hauteur de l’île de Ré, qui offrait à peu près le même poids. Elle mesurait 2 mètres 60 centimètres depuis le museau jusqu’à la queue. La carapace seule avait plus d’un mètre et demi de longueur. Quand on lui coupa la tête, elle répandit huit litres de sang. On en retira 50 kilogrammes de graisse. Son foie se trouva, dit-on, assez volumineux pour donner à dîner à plus de cent personnes (?).
La Tortue caret se trouve dans l’océan des Indes et dans l’Océan américain.
Cette espèce a 73 centimètres de grand diamètre. Elle est, par conséquent, moins grosse que la précédente.
Sa carapace est marbrée de brun sur un fond fauve et jaune.