Les Goëlands et les Pétrels se précipitent sur les Cachalots et sur les Dauphins échoués, et leur arrachent des lambeaux de chair huileuse.
Les Albatros, ces vautours de l’Océan, sentent une Baleine morte d’une distance vraiment considérable.
Les Canards ont le bec garni sur les bords de cannelures parallèles, admirablement disposées pour permettre à l’oiseau, lorsqu’il barbote, de cribler les matières dont il veut faire son repas. Ce bec est aplati comme une pelle, avec une mandibule inférieure en forme de cuiller. Il semble frapper l’eau.
TÊTE DE HARLE
(Mergus serrator Linné).
Les Harles, intrépides pêcheurs, cousins germains des Canards, présentent à la marge de leurs mandibules des dentelures très-pointues, à l’aide desquelles ils retiennent solidement les pauvres poissons. Ces dentelures sont dirigées d’avant en arrière, de manière que la proie ne peut pas s’échapper de la pince vivante qui la retient, mais peut être dirigée facilement vers le gosier.
Les Goëlands ont l’extrémité du bec courbée en crochet. Ils frappent et harponnent avec cette arme toujours aiguisée les animaux marins les plus glissants. Ils s’élancent le plus souvent entre deux vagues avec la rapidité d’une flèche, et reparaissent au bout d’un instant, tenant au bec quelque animal.
Les Hirondelles de mer fuligineuses[264] ne plongent jamais la tête en bas et verticalement, comme les autres piscivores, mais passent au-dessus des animaux marins en décrivant une courbe et les enlevant avec dextérité. On les voit planer dans le sillage de quelque Marsouin, tandis que ce dernier poursuit sa proie, et à l’instant où, faisant jaillir les ondes, le Cétacé amène à la surface le fretin épouvanté, l’oiseau se précipite dans l’eau bouillonnante et emporte en passant un ou deux petits poissons. (Audubon.)
Le Bec-en-ciseaux possède des mandibules comprimées et tranchantes, disposées comme les branches d’une paire de ciseaux. L’oiseau rase la surface de la mer, et coupe en deux la proie qu’il peut atteindre.