Voici le commencement de ce dictionnaire: Kia, kié, kii, kioi, kioui. Djia, djié, djii, djioi, djioui. Tsia, tsié, tsii, tsioi, tsioui....
VII
Les Oiseaux pélagiens ont souvent des pattes courtes, attachées plus ou moins en arrière; ils marchent avec mauvaise grâce et en se balançant; plusieurs semblent boiteux.
Les Nageurs se tiennent redressés sur leurs pattes de derrière et presque verticaux. Les Manchots, vus de loin sur la plage, semblent assis sur leur croupion: on dirait des enfants de chœur en camail (Pernetty). D’autres se traînent péniblement sur le sable, rampant presque à plat ventre. Ils se servent quelquefois de leurs ailerons en guise de pattes, ce qui les convertit momentanément en quadrupèdes.
Quelques espèces aiment à s’arrêter sur les vagues. Le Pétrel damier, ainsi nommé à cause de son dos bigarré de blanc et de noir, se repose habituellement dans le sillage des navires, où le remous lui apporte de nombreux petits mollusques. Le nom de Pétrel, qui signifie petit Pierre, fait allusion au miracle de saint Pierre marchant sur les eaux.
Les Palmipèdes savent nager avec autant d’élégance que de facilité.
MANCHOT DE PATAGONIE
(Aptenodytes patagonica Gmelin).
Les Canards et les Harles se balancent avec grâce à la surface des eaux, et se jouent avec tranquillité au milieu des flots les plus rapides. Ces oiseaux ont le corps taillé comme la carène d’un navire; leurs pattes, comme on l’a vu plus haut, servent de rames, et leurs ailes demi-déployées représentent les voiles de ce petit vaisseau vivant.
Les espèces privées de la faculté de voler sont les plus habiles dans l’art de nager et de plonger. Leurs ailes, plus ou moins courtes, fonctionnent comme des nageoires, de manière que l’oiseau possède quatre rames, deux en avant et deux en arrière, exactement comme un poisson.