Suivant leurs besoins, ces oiseaux s’élèvent ou s’enfoncent dans le liquide. Ils voguent généralement la tête en l’air. Les Pingouins s’élancent par bonds, à la manière des Bonites.
PÉTREL DAMIER
(Procellaria capensis Latham).
Mais le vol constitue la fonction principale des Oiseaux. L’atmosphère est pour eux ce que l’Océan est pour les Poissons. La natation et le vol, dit Lacépède, ne sont, pour ainsi dire, que le même acte exécuté dans des fluides différents. L’Oiseau nage dans l’atmosphère et le Poisson vole dans l’eau (Virey).
Ce sont surtout les Longipennes et les Maritimes ordinaires qui excellent à voler.
Les Hirondelles de mer, agiles et vagabondes, légères comme le vent, savent planer, cingler, plonger dans l’air, selon la proie qui les attire, l’ennemi qui les poursuit ou la gaieté qui les emporte (Buffon). Rivales des Hirondelles domestiques, elles parcourent comme elles les régions de l’atmosphère, et dans tous les sens, comme pour en jouir dans tous les détails. Toujours maîtresses de leur vol, elles semblent décrire au milieu des airs un dédale mobile et fugitif, dont les routes se croisent, s’entrelacent, se heurtent, se roulent, montent, descendent, se perdent et reparaissent pour se croiser et se rebrouiller de nouveau. (Montbeillard.)
HIRONDELLE DE MER
(Sterna hirundo Linné).
Les Frégates[274] sont peut-être, de tous les oiseaux, ceux dont le vol est le plus puissant et le plus fier. Elles se tiennent dans les régions les plus élevées de l’atmosphère; elles se précipitent comme une flèche et se balancent comme une nacelle, tantôt résistant à la puissance du vent le plus violent, et tantôt se laissant emporter par la plus légère brise.
Elles pêchent mal, mais elles remplacent la maladresse par l’audace. Elles suivent et persécutent les Mouettes qui ont pris quelque animal, leur font rendre gorge, et saisissent prestement la proie dans sa chute, avant qu’elle soit arrivée à l’eau.