NARWAL
(Monodon monoceros Linné).

La dent correspondante, c’est-à-dire celle de l’autre côté, est habituellement très-peu développée, et reste cachée dans l’os de la mâchoire.

Le Narwal est un Cétacé d’un blanc grisâtre, avec des taches blanches qui semblent pénétrer dans la peau.

Dans l’estomac d’un individu, on a trouvé un bras de Sèche et des morceaux de Carrelet.

Pendant son voyage au Groenland, Scoresby rencontra un jour un grand nombre de Narwals qui nageaient près du vaisseau, en bandes de quinze à vingt. La plus grande partie étaient des mâles. Ils paraissaient fort gais, élevaient leurs défenses au-dessus de l’eau, et les croisaient comme pour faire des armes. Ils produisaient un bruit tout à fait extraordinaire et qui ressemblait au glouglou que fait l’eau dans la gorge..... La plupart suivaient le navire et semblaient attirés par la curiosité. Comme l’eau était transparente, on put très-nettement les voir descendre jusqu’à la quille, et s’amuser avec le gouvernail.....

Il n’est guère possible de reconnaître le Narwal dans le passage où Pline a décrit la Licorne. Il donne à cet animal la tête du Cerf, les pieds de l’Éléphant et la queue du Sanglier. Ce qui ne l’empêche pas, dit-il, de ressembler à un Cheval. Sa corne est noire et naît au milieu du front!!

IV

On mange les différentes espèces de Dauphins. Que ne mange-t-on pas? Les plus petites passent pour les plus délicates. Les Saxons et les Anglais, au moyen âge, estimaient beaucoup la chair des Marsouins.

En 1426, on acheta plusieurs de ces animaux pour la table de Henri III. L’évêque de Swinfield, qui vivait à cette époque, s’en régalait toutes les fois qu’il en trouvait l’occasion.