En aucune manière. Mais on y trouve un Mammifère de forte taille, le Morse[315], auquel on a donné mal à propos chacun de ces trois noms.

Le Morse vit dans les régions arctiques, au milieu des glaces. On le rencontre surtout dans le détroit de Beering.

Le Morse est plus gros et plus laid que le Phoque.

On en trouve qui ont jusqu’à 7 mètres de longueur. On peut donc le regarder comme une des grandes bêtes de la mer.

Sa peau est épaisse, rugueuse, garnie de poils ras, peu nombreux et de couleur fauve roussâtre. Elle recouvre une forte couche de graisse.

Les yeux du Morse sont petits. Sa lèvre est hérissée de quelques poils jaunes, demi-transparents, épais comme des pailles.

De son museau, court et large, sortent deux grosses dents d’ivoire, allongées, un peu verdâtres, qui forment des défenses très-dures et très-fortes. Ces dents sont recourbées en arrière, comme les deux fers d’une pioche.

A cause de ces défenses, les marins appellent quelquefois le Morse, la bête à grandes dents.

L’animal emploie ces énormes crochets, soit à se cramponner aux corps solides, soit à détacher les herbes de la mer, soit encore à racler le sol submergé pour mettre à nu les petits animaux dont il fait sa nourriture.

Le Morse possède aussi des dents molaires; et, chose digne de remarque, celles d’en haut s’emboîtent dans celles d’en bas, comme un pilon dans son mortier. (F. Cuvier.)