Il plonge comme les Morses et les Phoques, mais il ne reste pas aussi longtemps sous l’eau.
LOUTRE FEMELLE ET SON PETIT.
Il est d’un brun marron en dessus, et d’un brunâtre argenté en dessous.
La Loutre de mer vit par couples. La femelle ne met bas qu’un seul petit. Elle s’en sépare rarement et s’occupe de son éducation avec beaucoup de tendresse. Souvent on voit à côté de la mère, non-seulement le nourrisson de l’année, mais encore celui de l’année précédente. Elle joue avec eux sur la glace ou dans les flots. Elle les jette dans la mer, et leur apprend à nager et à plonger. Quand elle dort à la surface de l’eau, le ventre en l’air, et qu’elle s’abandonne au gré des vagues, elle tient son petit au-dessus d’elle, entre ses pattes de devant. Steller a représenté une mère dans cette position. Les chasseurs surprennent souvent ces pauvres bêtes ainsi endormies, et réussissent presque toujours à les tuer.
Quand on enlève ses petits à une Loutre de mer, elle pousse des cris plaintifs; elle suit même le ravisseur de loin, appelant ses nourrissons d’une manière suppliante: ceux-ci lui répondent par des vagissements.
Steller découvrit une fois une Loutre couchée sur la glace; son petit dormait entre ses pattes. Notre savant naturaliste s’approcha doucement. La mère, vigilante, ouvrit les yeux, reconnut le danger, éveilla son nourrisson et l’excita à fuir. Mais l’innocent préférait le sommeil. La Loutre le saisit vigoureusement, et l’entraîna malgré lui vers la mer.
II
Le pelage de cet animal est très-serré, très-moelleux et très-lustré. On le recherche comme fourrure précieuse, et l’on a bien raison, car c’est une des plus belles qui existent.
On appelle bobry les mâles adultes, matka les femelles, koschloki les petits d’un an, et medwieki les petits de quelques mois.