FORMATION ET ÉMISSION DES ZOOSPORES (1/330)
(Bryopsis hypnoides Lamarck).
L’émission des zoospores a presque toujours lieu avec une sorte de violence, déterminée par la pression exercée sur les parois de la cellule par le liquide mucilagineux qui en remplit la cavité. Ce liquide augmente peu à peu de volume par endosmose, et finit par en déterminer la rupture.
Aussitôt libres (fig. Z), les zoospores s’agitent dans tous les sens, présentant presque toujours leur rostre en avant. Leurs mouvements sont vifs et capricieux; quelquefois elles reviennent subitement en arrière; souvent on les voit pirouetter sur leur grand axe. Si le vase qui les contient est placé dans le voisinage d’une fenêtre, elles se dirigent le plus souvent vers la lumière. (Thuret.)
DÉVELOPPEMENT DE LA ZOOSPORE ET FORMATION DE LA JEUNE PLANTE (1/330)
(Haligenia bulbosa Decaisne).
Après s’être ainsi démenées pendant plusieurs heures ou plusieurs jours, suivant les espèces, les zoospores (fig. Z) se fixent par leur rostre au moyen d’une sécrétion mucilagineuse; leur corps s’arrondit; les cils, décomposés ou détachés, disparaissent; en même temps l’extrémité opposée grossit et s’allonge en un tube qui ne tarde pas à se cloisonner. Souvent même ce développement est si rapide, qu’il suffit de quelques jours pour voir se former une jeune fronde (fig. 11). (Thuret.)
La spore est une petite masse ronde remplie d’une substance olivâtre, et qui reçoit, de corpuscules ciliés (anthérozoïdes), la propriété de reproduire un individu semblable à celui qui lui a donné naissance. Elle est contenue dans un sac (sporange) fixé par un court pédicule aux parois d’une cavité (conceptacle) qui s’ouvre à l’extérieur par un petit orifice (ostiole). Le sporange contient, suivant les espèces, une ou plusieurs spores.
CONCEPTACLE RENFERMANT LES SPORANGES
(Fucus vesiculosus Linné).